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Ma Steam Machine custom de 2026 : Le PC de salon sous Linux avec Bazzite

Découvrez comment fabriquer votre propre Steam Machine de salon en 2026 grâce au système d'exploitation Bazzite l'alternative à Windows pour le gaming sous Linux.

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Introduction

Valve, détenteur de la plateforme de téléchargement de jeux Steam, du Steam Deck et bientôt de la nouvelle “Steam Machine”, est au sommet de son art. Pourquoi ? Car depuis la création du Steam Deck, Valve a fait un “mouv de l’espace”. En effet, si le Steam Deck s’est vendu à autant d’exemplaires (près de 3 millions d’exemplaires), c’est qu’ils ont réussi à rendre une grande partie des jeux compatibles grâce à Proton.

En effet, plutôt que de demander aux développeurs de développer leurs jeux spécifiquement pour Linux, ils ont mis en place une couche de compatibilité avec Proton. Au moment où j’écris cet article, c’est plus de 7 000 jeux vérifiés (parfaitement compatibles) et 24 000 jeux jouables.

J’ai depuis un an le Steam Deck (version LCD), et je dois l’avouer : cela fonctionne très bien. Alors, j’ai décidé de sauter le pas et de me créer ma propre “Steam Machine”. Mon but est vraiment d’avoir une console de salon. C’est donc pour cela que je me suis tourné vers une configuration en Mini-ITX qui ne fera pas trop “tache” dans le salon.

Choix des composants et montage

Le Boîtier

Pour commencer, côté boîtier, je me suis tourné vers la marque Fractal que j’apprécie beaucoup et dont la renommée n’est plus à faire sur les boîtiers mATX et Mini-ITX. J’ai sélectionné 3 boîtiers qui répondraient à mon besoin de configuration de salon (exclusivement chez Fractal car j’adore cette marque ! ❤️) :

Mon choix, purement arbitraire, s’est tourné vers le Fractal Era 2. En effet, celui-ci permet d’intégrer une carte graphique de 326 mm de long, tout en disposant de plus d’aérations que le Fractal Terra. Pour le choix de la couleur, j’ai laissé ma femme choisir vu que c’était pour mettre dans le salon tout de même ! 😅.

Je dois avouer que ce petit boîtier est magnifique !

Une fois installé :

Le reste des composants

Pour le reste de ma configuration :

  • Ryzen 7 9700X : configuration Mini-ITX oblige, je ne voulais pas un gros TDP pour pouvoir le refroidir avec un petit ventirad.
  • GIGABYTE B650I AX : une carte mère Mini-ITX classique mais fiable.
  • Crucial P310 SSD 2 To : il n’y a qu’un emplacement pour le SSD en NVMe (PCIe), 2 To est donc un minimum.
  • Be quiet! Pure Rock LP : le fameux “petit ventirad”. Il est très “Low Profile” et ne dépasse pas, ce qui évite de se soucier de la hauteur de la RAM.
  • 2x Thermalright C12015B (de petits ventilateurs très silencieux et moins chers que les Noctua).
  • GAMEMAX GS 750G : une alimentation au format SFX, premier prix mais entièrement modulaire.
  • ⚠️ 1x Corsair Vengeance DDR5 16 Go 5200 MHz : prix de la RAM oblige en cette fin 2025 et sûrement pour un bon moment en 2026, j’ai pris une seule barrette de 16 Go pour pouvoir faire évoluer ma configuration plus tard, quand les prix seront au plus bas.

Une fois intégré dans le châssis, cela nous donne :

Comme dans n’importe quel boîtier ITX, c’est serré, mais suffisamment aéré pour ce genre de config. La carte graphique se trouve juste derrière :

La carte graphique sortie du tiroir (3070 Ti) mais toujours aussi efficace

La carte graphique est une “vieille” 3070 Ti qui fait encore bien le job. Je ne pouvais pas me permettre d’acheter une nouvelle carte pour des raisons de budget, mais à l’avenir, je me tournerai peut-être vers une AMD 9700 XT. Car, vous allez le voir, les pilotes NVIDIA amènent (parfois/vraiment) des problèmes.

Aujourd’hui, une 3070 Ti permet de jouer à la plupart des jeux en 2K sans problème. Donc réinvestir dans un GPU serait pour le moment une perte d’argent (ci-dessous, un graphique de tests entre une 3070 Ti et une 3070) :

Installation de Bazzite

Pour comprendre l’intérêt de Bazzite, il ne faut pas le voir comme une simple distribution Linux de plus, mais comme un système d’exploitation entièrement pensé pour le jeu vidéo moderne.

  • L’expérience SteamOS… absolument partout : Bazzite clone à la perfection l’interface du Steam Deck (le fameux Steam Game Mode). Vous allumez votre machine, et vous arrivez directement sur votre catalogue de jeux, pilotable à la manette. C’est l’expérience console ultime, que ce soit sur un PC fixe ou une console portable concurrente.

  • Une stabilité à toute épreuve (Système Immuable) : Contrairement à Windows qui peut se corrompre ou ralentir au fil des mois, le cœur de Bazzite est “soudé” (immuable). Les mises à jour majeures se font de manière transparente en arrière-plan. En cas de bug rare, vous pouvez revenir à la version précédente en un clic au démarrage. Votre système reste toujours propre.

  • Optimisé pour le matériel moderne : Bazzite intègre nativement les derniers pilotes Nvidia et AMD, gère parfaitement le HDR, le VRR (Variable Refresh Rate) et inclut des outils indispensables comme Waydroid (pour faire tourner des applications Android) et EmuDeck (la référence pour l’émulation).

  • Zéro configuration (ou presque) : Oubliez les lignes de commande complexes. Les couches de compatibilité comme Proton, Wine et Lutris sont préinstallées et configurées pour vous offrir les meilleures performances dès le premier lancement.

Pour l’installation, c’est simple, il suffit de choisir votre fabricant de carte graphique ou votre console/PC :

Ensuite, flashez ceci sur un support de stockage à l’aide d’un soft comme Etcher ou Rufus.

Pour une installation complète, Bazzite a publié une vidéo ici.

Utilisation

À l’utilisation, c’est assez simple : vous téléchargez le jeu depuis l’interface Steam et vous le lancez. Des shaders se calculent parfois au premier lancement, et c’est tout. Ensuite, vous avez une vraie console de salon qui utilise en fait l’interface Big Picture de Steam :

Ensuite on lance le jeu et voilà !

Le cas d’école « Clair Obscur : Expedition 33 »

J’avais un problème que j’ai vraiment remarqué dans Clair Obscur : Expedition 33. Le jeu fonctionne très bien, mais il y a une espèce “d’aberration chromatique”. Je n’ai pas vraiment d’autre terme pour décrire cela. En fait, il s’agit de couleurs hyper saturées et de lumières qui ne reflètent pas la réalité. Cela me rendait fou ! 🤪. Néanmoins, cela ne venait pas de ma télé (après avoir touché à plein de réglages, je me suis rendu compte que cela affectait seulement certains jeux).

En fait, certains jeux contournent les incompatibilités matérielles en bridant les paramètres disponibles ou le post-traitement nécessaire pour tourner plus fluidement. L’équipe de Clair Obscur n’a pas fait de configuration officielle pour le Steam Deck, donc c’est comme ça qu’ils gèrent ça pour le moment.

Il faut rentrer ceci dans les options de lancement du jeu :

SteamDeck=0 %command%

Cette option dit au jeu que tu es sur un PC normal, et te donne donc accès à tout ce que le jeu peut faire. Pour certains jeux, ça peut carrément flinguer les performances sur les systèmes portables, mais si ton PC est assez costaud, ça aide à corriger les bugs et les bizarreries comme la surexposition du gamma ou de la luminosité dans certaines zones de Clair Obscur.

Conclusion

Comme vous le voyez, aujourd’hui, jouer sur une distribution Linux est devenu beaucoup plus (accessible/simple) qu’avant. Il y a des ”+” et des ”-”, mais globalement, l’époque où il fallait rentrer des lignes de commande pour lancer un jeu est loin derrière nous ! (Un grand merci à Valve et son Steam Deck qui ont vraiment retourné le game 😊). Il reste encore des progrès de compatibilité à faire, mais globalement, 90 % de ma bibliothèque est compatible.

De plus, en ces temps sombres où obtenir de la RAM est devenu un vrai problème de budget, je pense que se passer de Windows pour jouer (qui lance je ne sais combien de processus en arrière-plan) est une excellente idée.

Comme vous pouvez le voir, avec un beau boîtier, l’ensemble ne fait pas du tout tache dans le salon et ressemble presque à une console classique.

J’espère que cette expérience aura suscité chez vous l’envie de passer le pas et de tester Bazzite, ou toute autre distribution taillée pour le jeu sous Linux.

Les « ➕ »

  • L’interface Big Picture (gamescope pour être exact).
  • Un OS « clé en main » sans prise de tête.
  • L’installation des émulateurs grandement facilitée par EmuDeck ce qui rend ma machine une console multiplateforme.

Les « ➖ »

  • Certains jeux en ligne ne sont pas jouables à cause des systèmes anti-cheat.
  • Les drivers NVIDIA provoquent pas mal de bugs graphiques dans les interfaces et la gestion du HDR.
  • Par rapport à une console de salon, si vous souhaitez que la source de la TV bascule immédiatement à l’allumage, il faut utiliser un adaptateur CEC (comme celui-ci).

Sources

Quelques sources qui m’ont aidé à rédiger cet article et à construire cette configuration :

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